Acheter un voilier d’occasion demande méthode et discernement pour éviter les mauvaises surprises et trouver le bateau qui correspondra réellement à votre programme de navigation. Sur le marché français, vous trouverez des milliers d’annonces, des voiliers occasion allant de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers d’euros, selon la taille, l’âge et l’état général du bateau. Les critères déterminants sont d’abord votre usage prévu (croisière côtière, hauturière, vie à bord), puis le budget réel incluant les coûts cachés (mouillage, entretien annuel, assurance), et enfin l’état technique vérifié lors d’une inspection minutieuse.
Les plateformes comme Annonces du Bateau, Band of Boats ou leboncoin recensent plusieurs milliers d’annonces, mais cette abondance ne doit pas vous faire oublier l’essentiel : un bon achat se prépare en amont, se concrétise lors d’une visite rigoureuse et se finalise avec les bonnes garanties juridiques.
Définir votre profil et programme de navigation
Avant de consulter la première annonce, prenez le temps de définir clairement votre projet de navigation, c’est la base de tout achat réussi.
Les différents usages d’un voilier d’occasion
Chaque programme de navigation impose des caractéristiques techniques spécifiques. Un voilier pour la promenade dominicale n’aura rien à voir avec un bateau destiné à traverser l’Atlantique.
- Croisière côtière : navigation à la journée ou week-end dans un rayon de 20 à 50 milles, privilégiez un bateau de 7 à 10 mètres, facilement manœuvrable, avec un confort sommaire mais suffisant
- Croisière hauturière : navigation au long cours avec plusieurs semaines d’autonomie, optez pour un bateau de 10 à 14 mètres minimum, robuste, avec capacités de stockage importantes et équipements de sécurité renforcés
- Régate et sport : recherchez la performance pure, un gréement moderne, un poids contenu, des appendices optimisés, au détriment du confort intérieur
- Vie à bord permanente : exigez un volume habitable conséquent (12 mètres minimum), une isolation correcte, des équipements domestiques complets (frigo, eau chaude, chauffage), une autonomie énergétique
- Navigation familiale occasionnelle : compromis entre habitabilité et facilité de manœuvre, bateau polyvalent de 9 à 11 mètres avec cabines multiples et cockpit sécurisé pour les enfants
Évaluer votre niveau d’expérience et vos contraintes pratiques
Votre expérience maritime conditionne directement le type de bateau accessible. Un débutant privilégiera un gréement simple (sloop avec enrouleur), un tirant d’eau modéré pour accéder à davantage de ports, et un bateau de taille raisonnable (8 à 10 mètres) pour se familiariser avec la manœuvre sans se sentir dépassé. Les marins expérimentés pourront s’orienter vers des bateaux plus exigeants mais offrant de meilleures performances.
Vos contraintes logistiques comptent autant que vos envies : disposez-vous d’un équipage régulier ou naviguerez-vous souvent en solitaire ? Avez-vous accès à un mouillage permanent ou devrez-vous sortir le bateau chaque saison ? Combien de temps pouvez-vous consacrer à l’entretien annuel ? Un voilier nécessite entre 50 et 100 heures d’entretien par an selon sa taille et son âge, sans compter les travaux exceptionnels.
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Budget réel : du prix d’achat aux coûts cachés
Le prix d’achat n’est que la partie émergée de l’iceberg financier, préparez-vous à découvrir les coûts récurrents qui peuvent doubler votre budget initial sur cinq ans.
Fourchettes de prix selon taille et année de construction
Le marché français des voiliers d’occasion présente des écarts de prix considérables selon l’âge et la taille du bateau. Voici les fourchettes constatées début 2026 pour des bateaux en état correct :
| Taille (m) | Années 1980-1990 | Années 2000-2010 | Années 2010+ |
|---|---|---|---|
| 7-8 | 4 000 – 12 000 € | 15 000 – 30 000 € | 35 000 – 60 000 € |
| 9-10 | 8 000 – 20 000 € | 25 000 – 50 000 € | 55 000 – 90 000 € |
| 10-12 | 15 000 – 35 000 € | 45 000 – 80 000 € | 90 000 – 150 000 € |
| 12-14 | 25 000 – 60 000 € | 70 000 – 130 000 € | 140 000 – 250 000 € |
Ces prix s’entendent pour des bateaux de série des marques courantes (Beneteau, Jeanneau, Dufour, Bavaria). Les modèles réputés pour leur robustesse ou leurs qualités marines peuvent afficher une décote bien plus faible, même avec 30 ou 40 ans d’âge.
Coûts annuels à anticiper par catégorie de voilier
Le budget annuel d’utilisation représente en général entre 8% et 15% de la valeur du bateau, ATTENTION à ne pas le sous-estimer 🙂 ! Voici la décomposition réaliste pour un voilier de 10 mètres :
- Mouillage ou port : entre 1 500 € et 4 000 € selon la région (Méditerranée plus chère que Bretagne) et le type d’emplacement
- Assurance : 400 à 800 € pour une couverture tous risques avec franchise raisonnable
- Entretien courant : 800 à 1 500 € (antifouling annuel, révision moteur, petit matériel, consommables)
- Hivernage : 300 à 800 € si vous sortez le bateau (mise à sec, gardiennage)
- Carénage et travaux préventifs : budget 500 à 1 000 € à lisser sur plusieurs années pour renouveler gréement dormant, voiles, électronique
Pour un voilier de 12 mètres, multipliez ces montants par 1,5 à 2. Pour un 8 mètres, divisez par 1,5 environ.
Le budget travaux de remise en état
Sur les bateaux occasion de plus de 15 ans, anticipez systématiquement un budget travaux représentant 15% à 30% du prix d’achat. Ce montant couvrira le remplacement d’équipements vieillissants (guindeau, électronique obsolète, sellerie fatiguée) et les mises aux normes de sécurité. Certains travaux sont structurels et peuvent devenir rédhibitoires : traitement de l’osmose (3 000 à 8 000 € selon taille), remplacement du gréement dormant (2 000 à 5 000 €), réfection complète du pont (5 000 à 15 000 €).
Faites systématiquement réaliser une expertise par un professionnel avant achat, son coût (500 à 1 200 €) sera largement amorti s’il détecte un vice caché ou vous permet de négocier une décote justifiée. Les vendeurs sérieux acceptent cette démarche sans sourciller, ceux qui refusent ont probablement quelque chose à cacher…
Critères techniques essentiels pour choisir
Les caractéristiques techniques déterminent l’adéquation entre le bateau et votre programme, ne les négligez pas au profit du seul coup de cœur esthétique.
Taille optimale selon votre programme et votre équipage
La taille idéale résulte d’un compromis entre habitabilité et maniabilité. Un seuil critique se situe autour de 10 mètres : en dessous, vous naviguerez facilement en solitaire ou en couple mais le confort sera limité pour des séjours prolongés. Au-delà de 12 mètres, le confort s’améliore nettement (vraie cabine propriétaire, hauteur sous barrot suffisante, espaces de rangement) mais les manœuvres portuaires deviennent plus exigeantes et nécessitent souvent un équipier supplémentaire.
Pour une famille avec enfants en croisière de quelques semaines par an, le voilier 10 12m occasion représente le meilleur compromis : assez grand pour quatre personnes sans promiscuité, encore manœuvrable par deux adultes avec les équipements modernes (propulseur d’étrave, enrouleurs). En dessous, vous manquerez rapidement d’espace. Au-delà, les coûts explosent sans gain proportionnel de plaisir pour un usage modéré.
Type de gréement et facilité de manœuvre
Le gréement conditionne la charge de travail à bord. Le sloop classique (grand-voile + génois) reste le plus répandu sur le marché de l’occasion, simple et efficace. Les enrouleurs de génois et grand-voile ont révolutionné la navigation en facilitant largement les manœuvres, privilégiez les bateaux équipés si vous naviguez souvent en équipage réduit. Le cotre (avec trinquette supplémentaire) offre plus de polyvalence mais complexifie les réglages.
Les gréements fractionnés (étai ne montant pas en tête de mât) sont plus tolérants et plus faciles à barrer que les gréements en tête, un avantage pour les navigateurs moins expérimentés. Vérifiez l’état du gréement dormant (haubans, étais) : au-delà de 15 ans sans remplacement, prévoyez son renouvellement complet dans les 2-3 ans, représentant plusieurs milliers d’euros.
Âge du bateau, matériaux de coque et durée de vie
Contrairement aux idées reçues, un vieux bateau bien entretenu vaut souvent mieux qu’un bateau récent négligé. Les coques polyester des années 1980-1990 sont en général saines si elles n’ont pas subi d’osmose sévère. Les stratifications de cette époque étaient parfois plus robustes que certaines productions modernes optimisées à l’excès pour réduire les coûts. Recherchez les signes de vieillissement critique : cloques d’osmose étendues, délaminage (son creux au marteau), fissures structurelles au niveau des points durs.
L’usure normale se manifeste par une gelcoat ternie, des rayures superficielles, de la corrosion sur l’accastillage inox (piquage de surface), autant d’éléments négociables mais non rédhibitoires. Les bateaux en bois ou en acier demandent un entretien spécifique et régulier, à réserver aux passionnés disposant de temps et de compétences. L’aluminium offre une excellente longévité mais se rencontre surtout sur des bateaux haut de gamme, donc plus chers à l’achat.
Inspecter un voilier d’occasion : la visite décisive
La visite d’un bateau occasion nécessite méthode et rigueur, c’est à ce moment que se joue la réussite ou l’échec de votre achat.
Préparer sa visite et réunir la documentation
Avant de vous déplacer, exigez du vendeur un dossier complet pour gagner du temps et éviter les mauvaises surprises. Voici les documents indispensables :
- Acte de francisation : prouve la propriété légale du bateau et son immatriculation
- Factures d’entretien et de travaux : historique des interventions majeures (moteur, gréement, électronique)
- Certificat de jauge : dimensions officielles et catégorie de navigation autorisée
- Inventaire détaillé : liste exhaustive des équipements embarqués (électronique, voiles, accastillage)
- Rapport d’expertise récent : si disponible, permet d’identifier les points sensibles déjà détectés
Préparez votre mallette d’inspection : lampe torche puissante, mètre ruban, petit marteau (pour sonder la coque), multimètre (tester circuits électriques), aimant (détecter les réparations en mastic), appareil photo, bloc-notes. Prévoyez 2 à 3 heures minimum pour une visite sérieuse, davantage pour un bateau de plus de 12 mètres.
Les signaux d’alerte visuels qui doivent vous alerter

Voici ce qui doit immédiatement vous mettre la puce à l’oreille…
Les cloques d’osmose se manifestent par des boursouflures sous le gelcoat, particulièrement dans les zones immergées. Quelques cloques isolées se traitent localement, mais une osmose généralisée nécessite un traitement lourd et coûteux (décapage complet, séchage, stratification d’une nouvelle couche). Passez votre main sur toute la carène, les cloques se sentent au toucher avant même d’être visibles.
Les fissures structurelles apparaissent souvent aux points de contrainte : liaison coque-pont, passage de quille, fixations de chandeliers, pied de mât. Une fissure fine et stable n’est pas dramatique, mais des fissures qui se propagent ou traversent plusieurs couches de stratification révèlent un problème sérieux. Observez également les réparations grossières (mastic apparent, différence de couleur) qui cachent souvent des avaries plus importantes.
La corrosion de l’accastillage dépasse le simple aspect esthétique quand elle affecte les éléments structurels : fixations de chandelier, cadène de hauban, ferrures de bôme. L’inox se pique avec le temps, mais une corrosion profonde compromet la résistance mécanique. Testez les haubans en les tordant légèrement : des torons qui se désolidarisent imposent un remplacement imminent.
Le jeu dans le gouvernail se détecte en saisissant la mèche à deux mains et en la secouant latéralement. Un jeu excessif révèle une usure des paliers, nécessitant une intervention technique délicate et coûteuse. De même, testez les drisses et écoutes : des gaines fendues ou des cordages élimés doivent être renouvelés rapidement.
Inspectez avec minutie le pont et les joints d’étanchéité. Des zones molles sous les pieds signalent un délaminage du sandwich (âme pourrie entre deux peaux de stratification). Les joints de pont secs et craquelés laissent passer l’eau, créant des infiltrations chroniques qui pourrissent le contreplaqué des cloisons intérieures. Observez le plafond intérieur : des auréoles brunâtres trahissent des infiltrations anciennes ou actives.
Le moteur mérite une attention particulière. Huile noire et épaisse, fumées excessives au démarrage, bruits anormaux, traces de fuite, corrosion du circuit de refroidissement, autant de signaux d’un entretien négligé. Un moteur diesel bien entretenu peut durer 5 000 à 8 000 heures, mais un moteur maltraité lâchera prématurément. Relevez le nombre d’heures au compteur et comparez-le à l’âge du bateau : un ratio supérieur à 200 heures par an suggère une utilisation intensive.
Les voiles fatiguées se repèrent aux coutures qui lâchent, aux tissus translucides (usés par les UV), aux déchirures réparées sommairement. Le remplacement d’un jeu complet représente plusieurs milliers d’euros selon la surface. Dépliez systématiquement les voiles pour les inspecter, ne vous contentez pas d’une observation dans leur sac.
L’électronique obsolète n’est pas un vice caché mais pèse sur la valeur du bateau. Des appareils de plus de 15 ans fonctionnent encore mais ne bénéficient plus de mises à jour cartographiques et deviennent difficiles à réparer faute de pièces détachées.
Points de contrôle détaillés par zone du bateau
Méthodiquement, inspectez le bateau zone par zone en commençant par l’extérieur. La coque doit être sondée au marteau sur toute sa surface : un son mat révèle un délaminage là où vous devriez entendre un son clair. Examinez la quille et sa fixation, zone très sollicitée mécaniquement. Sur les quilles rapportées, vérifiez l’absence de fissures au niveau des boulons de fixation.
Le pont supporte votre poids et celui de l’équipement, testez sa rigidité en marchant dessus. Les points de faiblesse se situent autour des hublots, des capots et du pied de mât. Ouvrez tous les coffres de pont, inspectez l’état des charnières et des joints. Actionnez les winchs : ils doivent tourner librement sans point dur, sinon ils nécessitent un démontage, nettoyage et regraissage.
Descendez dans les aménagements intérieurs. Allumez toutes les lumières, testez la pompe de cale, le guindeau électrique, le pilote automatique, le frigo. Ouvrez les placards, inspectez sous les couchettes : recherchez traces d’humidité, moisissures, odeurs de moisi. Soulevez les planchers pour accéder au fond de cale, c’est là que s’accumulent l’eau et les saletés révélatrices de l’entretien général.
Contrôlez le gréement pièce par pièce. Montez si possible en tête de mât (avec harnais !) pour inspecter les poulies de drisse, les fixations des haubans, l’état de la girouette. Observez le mât lui-même : l’aluminium ne doit présenter ni fissure ni déformation. Testez les enrouleurs : le mécanisme doit fonctionner souplement sans à-coups.
Terminez par un essai moteur à quai puis en navigation. Le démarrage doit être franc, le ralenti stable, l’accélération progressive sans trou. Vérifiez le circuit de refroidissement (jet d’eau à l’échappement), la charge de la batterie (voyant ou voltmètre), l’absence de fumées anormales. En navigation, testez les manœuvres marche avant, arrière, les virages serrés pour détecter d’éventuelles vibrations.
Où et quand acheter votre voilier d’occasion
Une fois l’inspection réussie, reste à finaliser l’achat dans les meilleures conditions juridiques et financières.
Achat entre particuliers vs achat professionnel
Le choix entre particulier et professionnel modifie substantiellement vos garanties et votre budget. Voici les différences majeures :
| Critère | Particulier | Courtier/Professionnel |
|---|---|---|
| Prix | 10-20% moins cher en moyenne | Majoration liée à la marge professionnelle |
| Garanties | Garantie des vices cachés uniquement | Garantie légale de conformité (2 ans pour un bateau neuf, 1 an pour occasion récente) |
| Accompagnement | Aucun conseil, vous gérez seul | Aide aux formalités, mise en relation avec experts, assureurs, financeurs |
| Risques | Vendeur peu scrupuleux, vice caché, arnaque possible | Sécurité juridique maximale, recours facilité en cas de litige |
| Négociation | Marges de négociation souvent importantes | Marges réduites, prix plus fermes |
L’achat chez un professionnel se justifie pour un bateau récent ou coûteux (au-delà de 80 000 €) où les garanties apportent une vraie tranquillité. Pour un voilier d’occasion ancien ou de petit budget, l’achat entre particuliers reste la norme, à condition de faire expertiser le bateau et de sécuriser juridiquement la transaction (acte de vente détaillé, état descriptif, clause suspensive liée à l’expertise).
Meilleurs canaux et timing stratégique d’achat
Les voiliers a vendre se concentrent sur quelques plateformes majeures : Annonces du Bateau, Band of Boats, leboncoin pour les annonces particulières, auxquelles s’ajoutent les sites de courtiers spécialisés. Multipliez les sources pour maximiser vos chances, certains bateaux ne sont diffusés que sur un seul canal. Les salons nautiques (Paris, La Rochelle, Cannes) permettent de comparer physiquement de nombreux bateaux, mais les prix y sont en général moins négociables.
Le timing d’achat influence fortement les prix. La haute saison (avril à août) voit les prix grimper et les bonnes affaires partir rapidement. L’automne et l’hiver offrent les meilleures opportunités : les vendeurs pressés de désarmer leur bateau acceptent plus facilement des décotes de 10 à 15%. Janvier-février représente le creux absolu, période idéale pour négocier, mais vous devrez patienter plusieurs mois avant de naviguer. Attention aux achats de fin de saison : inspectez avec minutie le bateau qui a navigué tout l’été et peut présenter des fatigues non encore réparées.
Négociation, essai en mer et formalités légales
La négociation commence après l’inspection, armé du rapport d’expertise qui chiffre les travaux nécessaires. Soyez factuel : listez les points à reprendre, obtenez des devis, proposez une décote correspondante. Sur un bateau occasion ancien, 10 à 15% de négociation sont envisageables, davantage si des défauts majeurs sont détectés. Sur un bateau récent en bon état, les marges se réduisent à 5%.
L’essai en mer valide les performances réelles : le bateau barre-t-il droit sous voile ? Le moteur pousse-t-il correctement ? Les équipements fonctionnent-ils en conditions réelles ? Testez plusieurs allures (près, vent de travers, portant), plusieurs manœuvres (virement, empannage, mise en marche arrière). Un vendeur qui refuse l’essai en mer cache probablement un problème.
Les formalités légales sécurisent la transaction. L’acte de vente mentionne l’identité complète des parties, la description précise du bateau (marque, modèle, numéro de coque, année, immatriculation), le prix, les conditions de paiement, l’inventaire des équipements inclus. Faites enregistrer l’acte aux impôts (droit de 3,3% pour un bateau de moins de 7 ans, exonération au-delà). Déclarez le changement de propriétaire aux Affaires Maritimes dans le mois suivant l’achat. Souscrivez immédiatement une assurance, aucun bateau ne doit naviguer sans couverture responsabilité civile.
Modèles de référence sur le marché français de l’occasion
Certains modèles se détachent par leur fiabilité éprouvée et leur présence massive sur le marché de l’occasion, facilitant l’achat, la revente et la disponibilité des pièces détachées.
Voiliers réputés de 7 à 10 mètres
Dans cette catégorie accessible, le Beneteau First 235 (7,15 m) et le First 30 (9,10 m) cumulent performances correctes et habitabilité décente pour leur taille. Leur diffusion importante garantit un marché de l’occasion actif et des pièces facilement trouvables. Le Jeanneau Sun Odyssey 28 (8,60 m) privilégie le confort au détriment de la vitesse pure, idéal pour la croisière côtière familiale. Ces bateaux des années 1990-2000 se trouvent entre 15 000 et 35 000 € selon l’état et les équipements.
Le Dufour 271 se négocie autour de 4 000 € pour les versions anciennes nécessitant des travaux, représentant un premier bateau abordable pour se former. Le Etap 26 offre l’avantage d’une coque insubmersible (mousse dans la coque), rassurant pour les débutants. Les Pogo de cette taille séduisent les régatiers recherchant vitesse et sensations, mais leur confort spartiate les réserve aux puristes.
Voiliers réputés de 10 à 13 mètres
Le segment 10-12 mètres concentre les meilleurs compromis pour la croisière familiale. Le Beneteau Oceanis 38 (11,50 m) et l’Oceanis 40 (12,30 m) dominent le marché de l’occasion par leur diffusion massive depuis les années 2000. Leur architecture privilégie le volume habitable (3 cabines, 2 salles d’eau) et la facilité de manœuvre. Comptez 70 000 à 120 000 € pour un modèle des années 2000-2010 en bon état.
Le Jeanneau Sun Odyssey 379 (11,40 m) et le 409 (12,35 m) offrent des prestations similaires avec des différences de détail (plan de pont, aménagement). Le Dufour 385 et 412 se distinguent par un dessin de carène plus typé performance, séduisant les marins recherchant de meilleures sensations de barre. Ces bateaux français dominent le marché national, mais les Bavaria allemands proposent souvent davantage de volume pour un prix inférieur, au détriment d’une finition parfois plus sommaire.
Pour la navigation hauturière, le Ovni 395 (aluminium, dérive relevable, 12 m) jouit d’une réputation remarquable de robustesse et polyvalence, mais son prix d’occasion reste élevé (150 000 € et plus). Le Amel Super Maramu (15,50 m) représente la référence absolue pour les tours du monde, avec une décote très faible même après 30 ans d’âge, témoignant de sa qualité de construction.
Source
- https://www.cgifinance.fr/bateau/fr/guide/bateau-occasion/voiliers-occasion-pas-cher/ [1]
Foire aux questions
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